Après le Viagra®, la guerre contre l’impuissance s’intensifie
avec l’arrivée de deux nouveaux médicaments : Ixense des laboratoires Takeda et
Uprima de chez Abott. Ces deux produits mis sur le marché en juin 2001,
correspondent à une même molécule, le chlorhydrate d’apomorphine. Utilisée
depuis la fin du XIXè siècle comme médicament contre la maladie de Parkinson,
ses effets bénéfiques contre les troubles sexuels chez l’homme n’avaient encore
jamais été exploités. C’est aujourd’hui chose faite.
L’arsenal contre les problèmes d’érection va également être
renforcé d’ici la fin 2002 par le lancement par le groupe pharmaceutique
allemand Bayer d’une autre molécule identique à celle du Viagra des laboratoires
Pfizer, baptisée Vardenafil. Ce n’est pas tout : Eli-Lilly est également dans
les starting blocks avec Cialis.
Selon des estimations assez imprécises, près de 10% des
hommes auraient des problèmes d’impuissance, mais 84% d’entre eux n’abordent
pas le sujet avec leur médecin. Bien que l’industrie pharmaceutique commence à
produire des médicaments simples à prendre (par voie orale) et efficace, les
dysfonctionnements érectiles demeurent encore un sujet tabou. Si de grandes
campagnes publicitaires incitent les hommes à parler de ces troubles, jusqu’à
présent le Viagra® n’a connu en France qu’un succès très mitigé.
Seulement 300 000 prescriptions. C’est trop peu … affirment
les spécialistes au regard des utilisateurs potentiels. Pfizer, Takeda, Abott et
Bayer parviendront-ils à convaincre les utilisateurs potentiels ?