Le coeur des femmes est de moins en moins protégé
Date: Mercredi 19 janvier @ 15:16:03
Sujet: Femmes

Le risque pour une femme de faire un infarctus ou un accident vasculaire cérébral a désormais rejoint celui des hommes ...



PARIS (AP) - Le risque pour une femme de faire un infarctus ou un accident vasculaire cérébral a désormais rejoint celui des hommes. En cause, la cigarette et la contraception, deux facteurs de risques essentiels qui, chez elles, font des maladies cardio-vasculaires la première cause de mortalité.

Pour les informer de ce danger, la Fédération française de cardiologie organise samedi une conférence grand public au Palais des Congrès à Paris dans le cadre des XVes Journées européennes de la Société française de cardiologie.

"Les femmes se sont longtemps crues protégées", a expliqué mercredi à l'Associated Press le Pr Geneviève Derumeaux, cardiologue au Centre hospitalo-universitaire Louis-Pradel de Lyon). "Jusqu'à la ménopause, leur risque cardio-vasculaire est inférieur à celui des hommes, mais dès lors que leur production d'oestrogènes diminue, elles rejoignent le risque masculin".

"En fumant et en prenant la pilule", a ajouté le Pr Derumeaux, "elles multiplient leur risque par cinq par rapport aux femmes qui ne fument pas et n'utilisent pas de contraceptif oral".

Outre ces deux facteurs de risque, les spécialistes mettent les femmes en garde contre la sédentarité, l'obésité, l'hypertension artérielle, le diabète ou encore l'hypercholestérolémie.

Après la ménopause, les bouleversements hormonaux entraînent une hausse progressive du taux de cholestérol et notamment du taux de mauvais cholestérol. Le cholestérol, substance indispensable à notre organisme, peut devenir dangereux lorsque son taux dans le sang dépasse 2g/l. Lorsqu'il est en excès, il se dépose sur la paroi des artères, notamment celles du coeur, formant des plaques graisseuses qui s'épaississent (athérosclérose) et qui finissent par boucher les artères.

L'hypertension artérielle constitue également un problème majeur de santé publique touchant au moins 20% de la population adulte dans la plupart des pays industrialisés. Si le nombre de femmes hypertendues est inférieur au nombre d'hommes avant 55 ans, leur nombre augmente progressivement avec l'âge, pour dépasser celui des hommes dans les tranches les plus élevées.

Le surpoids et l'obésité, très fréquents chez les femmes ménopausées, sont souvent à l'origine de cette hypertension artérielle.

"L'originalité de cette conférence", a souligné le Pr Derumeaux, "est de faire intervenir des spécialistes de différents domaines, notamment des cardiologues, des rhumatologues, des spécialistes de la coagulation, des pneumologues, tous féminins et qui s'adresseront aux femmes. Tous les problèmes seront abordés et des conseils seront donnés". AP



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