Les prolapsus féminins, connus aussi sous le nom de descentes
d'organes, sont très fréquents chez la femme. Souvent vécus comme une
fatalité, ils relèvent encore souvent du tabou ...
Les prolapsus féminins, connus aussi sous le nom de descentes
d'organes, sont très fréquents chez la femme. Souvent vécus comme une
fatalité, ils relèvent encore souvent du tabou. Et contrairement aux idées
reçues, les jeunes ne sont pas épargnées.
Le prolapsus se caractérise par la descente d'un ou plusieurs organes :
vessie, rectum, utérus et vagin. Les troubles ainsi occasionnés sont multiples,
allant de la simple gêne à l'incontinence urinaire et/ou anale. Ce n'est
cependant pas une maladie grave. Mais elle est beaucoup plus fréquente qu'on ne
le pense.
En moyenne une Française sur deux qui ont eu des enfants, est concernée par
un prolapsus "léger" : une petite descente de vessie, d'utérus, etc... qui ne
nécessite aucune intervention chirurgicale. Et "sur une durée de vie de 80
ans, on estime qu'une femme à 11% de risque de se faire opérer" déclare le
Pr. Bernard Jacquetin, chef du service de gynécologie-obstétrique au CHU de
Clermont-Ferrand. Soit tout de même 1 femme sur 10 !
Si le pic de fréquence est clairement établi entre 60 et 70 ans, la descente
d'organes concerne également les femmes avant 40 ans. "C'est le message le
plus important que nous voudrions délivrer" insiste Bernard Jacquetin.
"La plus jeune patiente que j'ai opérée avait 27 ans et un très gros
prolapsus, alors qu'elle n'avait accouché qu'une seule fois"... Les
solutions passent par la prévention - notamment des séances de rééducation des
muscles périnéaux après un accouchement- puis, si la prévention n'a pas suffi ou
n'a pas été mise en place, par les traitements médicaux et la chirurgie.
Sources: interview du Pr. Bernard Jacquetin du service de
gynécologie-obstétrique (CHU de Clermont-Ferrand), le 2 juillet 2004